Cohérence
cardiaque, quand l'équilibre rejoint l'émotion Le corps et l’esprit sont-ils
liés ? Les
troubles psychiques et physiques liés au stress sont
aujourd’hui mieux connus. Et même quasi systématiquement pris en
compte. Ne
serait-ce que dans les médias. Ce n’est pas
notre but. En aucun cas notre mode de
fonctionnement. Des
méthodes plurimillénaires utilisent des techniques
d’harmonisation des émotions et du corps au plus grand bénéfice des
personnes
qui les pratiquent. Ce qui n’exclut pas le suivi médical. Il
ressort de nombre d’études académiques que même si les
processus ne sont pas encore complètement décryptés, les effets en sont
réels. La théorie : Nous avons la capacité de
parler, penser, ressentir des
émotions, échafauder une stratégie. Mais aussi de respirer, assurer la
circulation du sang, réguler notre température, digérer…
Ces capacités, pour résumer à outrance, sont contrôlées par le cerveau. Les unes conscientes. Les autres
indépendantes de notre
volonté. Un même organe, des structures différentes. En effet, on trouve à l’intérieur du cerveau le cerveau limbique. De structure différente du cortex, il est commun à tous les mammifères. C’est ce système limbique qui gère les émotions, les réactions de survie. Le cortex, quant à lui, prend en
charge le langage, la
pensée, le raisonnement. De
ces deux modes de fonctionnement, différents par leur
nature et par leur mise en place effective lors de l’évolution de
l’espèce
humaine, découlent de nombreux inconvénients. D’autant plus marquants
lorsque
l’un prend le pas sur l’autre. En effet, le rôle premier du cerveau limbique (ou cerveau spinal) est d’assurer notre survie. Primordial lorsque nos premiers aïeux devaient réagir dès la perception d’un bruit ou d’une odeur signifiant un bon repas pour l’un de leurs prédateurs ou l’arrivée soudaine de la tribu d’en face, qui ne venait pas forcément pour présenter ses amitiés vicinales. Je
ne saurai que vous recommander la lecture de
« Pourquoi j’ai mangé mon père » de Roy LEWIS, si
vous souhaitez
passer de très bons moments de rire et de savoir sur les origines de
notre
espèce. Et pour ce qui nous concerne ici, l’ouvrage du docteur David
SERVAN-SCHREIBER, « GUERIR le stress, l’anxiété et la
dépression sans
médicaments ni psychanalyse » qui met particulièrement à la
portée de tous
ce que l’on peut connaître aujourd’hui des relations entre ces diverses
fonctions. Il faut reconnaître que le cerveau animal nous rend encore de très grands services en nous faisant bondir hors de la chaussée à l’arrivée d’un bus à peine aperçu, tout en augmentant immédiatement notre rythme cardiaque. A-t’on analysé vitesse d’approche, rapport poids-puissance, calculé l’énergie dégagée à l’impact ? Le cerveau émotionnel a alors « déconnecté » le cortex en charge de l’analyse de l’évènement (pour rappel : quel est donc déjà le numéro des pompiers ? J’ai oublié de fermer le tiroir de mon bureau. Que va dire la jolie infirmière quand elle verra que mes chaussettes ne sont pas assorties à ma cravate ?) Mais,
paradoxalement souvent, ces décalages et
prépondérances créent des troubles importants dans la vie quotidienne,
le bien
être et même parfois la santé. Agir,
ou du moins réapprendre l’équilibre entre nos deux
cerveaux permet de tellement mieux vivre, tellement mieux ressentir,
tellement
mieux exister. Quelques
effets : J’allais vous dire : « Justement, parlons du cœur » Le
cerveau limbique, entre autres missions, régule nos
battements cardiaques. Chacun sait que lors d’un effort, devant une
émotion, le
cœur bat plus fort, plus vite… Mais qui parle de régularité dans les battements de notre cœur ? J’entends par cela la faculté de notre muscle cardiaque à battre régulièrement, comme un moteur qui tourne bien rond. Or,
ayant perdu cette faculté à harmoniser au mieux nos
sensations et nos émotions, qu’en est-il de notre rythme
cardiaque ?
Est-il toujours aussi régulier qu’à notre premier jour ? Le
cœur étant le moteur de notre corps, imaginez-vous au
volant d’une voiture dont le régime serait irrégulier. Imaginez les
effets de
ces à-coups sur la mécanique générale, les pneus, la consommation. Sans
même
parler de l’agrément du voyage. Vous aurez pu remarquer j’en suis sûr, que lors d’une émotion, après un effort, vous prenez quelques grandes inspirations pour ramener votre cœur à un rythme normal. Mais aussi dans l’attente d’un retour au calme. Souvent une main posée sur la poitrine. Vous
avez aussi pu constater qu’un petit enfant qui vient de
se faire houspiller va pleurer. Et quelques minutes plus tard sera en
mesure de
repartir jouer tout naturellement. A moins qu’il ne se soit endormi
dans vos
bras. Que font aussi les sportifs de haut niveau, ou les pratiquants accomplis d’un art martial avant l’épreuve ? De
profondes respirations, un accès au calme, une montée en
puissance. De ma propre expérience, issue de l’apprentissage auprès d’un maître vietnamien aujourd’hui disparu : la faculté de ramener le calme. Le stabiliser. Faire monter l’énergie (que les asiatiques nomment le qi). Pour parvenir à un état d’équilibre particulier et pourtant tellement naturel. Je le qualifierai d’animal. Et de cet équilibre, être en mesure lors de la prise de décision de repasser soit à l’état normal, soit d’agir en pleine possession de ses moyens. Le
plus fabuleux est que cet apprentissage est valable non
seulement pour le sport, mais plus intéressant : dans la vie
de tous les
jours. Et la
sophrologie ? Cette discipline a pour premier objectif de retrouver la conscience de son corps. Nous, sophrologues, appelons cet exercice « redécouvrir son schémas corporel ». J’en vois quelques uns sourire. J’ai bien compris : vous connaissez et ressentez parfaitement votre corps. Depuis le temps qu’il est le vôtre. Allez, hop. Je vous propose un exercice rigolo : La prochaine fois que vous vous brosserez les dents vous allez le faire avec la main qui ne vous est pas habituelle. Ce
n’est pas forcément facile. Mais le plus important :
prenez le temps de laisser venir les sensations. Pression
différente ?
Vitesse ? Difficulté ? Aisance ? Ressenti
dans le geste, dans la
bouche. Contact ? Goût ? Douleur ? Durée du
ressenti ?
Persistance de ces ressentis ? N’hésitez pas à me faire part de vos remarques. C’est toujours très intéressant. Et
ce brossage n’est qu’un exercice de découverte. Le
sophrologue cherche à vous faire prendre conscience au mieux de votre
corps. Puis,
l’esprit. En qualité de sophrologues, nous préférons
employer le terme de « conscience ». Les fameux et fabuleux états
de conscience… C’est
ici que l’ensemble prend son sens dans la mise en
application et l’utilisation de l’harmonie. En redécouvrant son schéma corporel et en intégrant les outils rendant possible les interactions entre le physique et le cognitif, on peut dès lors agir sur ces éléments qui nous viennent du fond des âges ou qui peuvent provenir d’empreintes liées à des expériences marquantes ou des habitudes. Il
y a en effet une grande différence entre prendre de
grandes respirations pour ramener son rythme cardiaque à un état de
confort et
refaire de son cœur un ami qui nous veut du bien. En battant
régulièrement y
compris pendant l’effort. C’est aussi par les exercices physiques liés aux relaxations dynamiques (encore un terme de sophrologue) et le travail sur le plan de la conscience que l’ont peut agir, si on le souhaite, sur l’énergie vitale, le qi cher aux arts martiaux internes, la médecine chinoise… Les adeptes asiatiques, pourtant maîtres dans cet art, sont souvent incapables de nous expliquer comment activer, utiliser, faire circuler cette énergie. Ils l’utilisent pourtant chaque jour. Et avec quel bénéfice ! Je suis toujours fasciné en tant qu’artiste martial des possibilités offertes. Dans cet esprit, l’enseignement part
de Avez-vous remarqué comment un enfant respire ? Par l’abdomen. En grandissant, le souffle se déplace vers la poitrine. Puis, l’âge canonique venant, vers la
gorge. Je vous propose un autre
petit exercice, pour vous rendre
compte de l’effet que peut avoir le placement du souffle sur notre
corps. Installez-vous confortablement et décidez de prendre quelques instants pour vous. Et détendez-vous. Peut être, desserrez les vêtements qui peuvent vous gêner. Posez délicatement une main sur votre ventre et respirez tranquillement. Laissez simplement votre ventre se décontracter et prenez conscience des mouvements de votre abdomen lorsque vous inspirez et expirez tranquillement. Laissez ce mouvement aller en s’amplifiant, et ressentez sous votre main le mouvement. Tranquillement. Paisiblement. Voilà, vous pouvez laisser monter en vous les sensations. Puis, changez doucement de respiration en emplissant vos poumons. Et pendant quelques cycles d’inspiration et d’expiration libres, laissez venir à vous vos propres sensations. Continuez à faire monter le souffle au niveau de la gorge, pendant quelques cycles. Juste pour prendre conscience des sensations différentes. Puis, faite redescendre votre respiration dans votre thorax, respiration pulmonaire sur quelques cycles… Et revenez tranquillement à une respiration abdominale, calme et profonde.
En
Asie, le maître demande aussi simplement que nous
demandons de nous passer le sel, de « régler la pensée et la
respiration ». Force de l’habitude ? Education
différente dès le plus
jeune âge ? Encore un petit exercice rigolo ? Bon, d’accord. C’est bien pour vous récompenser de m’avoir lu si loin. Je vais vous demander de vous installer bien droit sur votre chaise. De prendre conscience du contact avec l’assise, le dossier de votre siège. Et de fermer les yeux quelques instants avant de les rouvrir. Et
maintenant de vous concentrer sur votre langue. Quelle
est sa position dans votre bouche ? Quelle est la pression
qu’elle exerce.
Quelle est la tension qui l’anime ? Et de relâcher tension et pression dans votre langue. Laissez la reposer tranquillement dans la cavité buccale. Et laissez venir à vous les sensations… Avez-vous remarqué que la plupart du temps vous tenez cet organe dans l’état où vous en avez pris conscience ? Prenez peut être conscience du calme et du léger bien être à prendre quelques instants à la décontracter. Et l’énergie que vous dépensiez pour peu de choses. Des
sensations dans votre cou, votre dos… Une fois que vous
lui redonnez une position plus naturelle. Peu de choses à voir avec le qi me direz vous ? C’est vrai. Dans un premier temps... Pourtant,
quelle énergie consacrée à une tache inutile,
fatigante et qui empêche une circulation de l’énergie
optimale ! Par
habitude, je peux vous affirmer que l’apprentissage de
ces moyens reprend si vite sa place naturelle que très vite l’on peut
s’étonner
des changements qui interviennent. Et des effets positifs qui en
découlent.
Sans parler des capacités souvent insoupçonnées qui apparaissent. L’équilibre
qui se met en place permet aux émotions de
remplir leur vrai rôle, et au corps de retrouver l’harmonie. J’appelle cela une chasse au trésor. A laquelle je me fais déjà un plaisir de vous initier. |
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