Cohérence cardiaque, quand l'équilibre rejoint l'émotion
 

Le corps et l’esprit sont-ils liés ?
Avoir le cœur brisé… Se sentir léger de bonheur… 

Les troubles psychiques et physiques liés au stress sont aujourd’hui mieux connus. Et même quasi systématiquement pris en compte. Ne serait-ce que dans les médias.
Or, jamais la consommation de thérapies, de médications n’a été aussi forte. Notamment en ce qui concerne les antidépresseurs, les anxiolytiques…
Proposer ici, ou ailleurs, un résumé des causes et des solutions qui deviendrait la solution serait bien présomptueux. Voire même plus que dangereux.

Ce n’est pas notre but. En aucun cas notre mode de fonctionnement. 

Des méthodes plurimillénaires utilisent des techniques d’harmonisation des émotions et du corps au plus grand bénéfice des personnes qui les pratiquent. Ce qui n’exclut pas le suivi médical. 

Il ressort de nombre d’études académiques que même si les processus ne sont pas encore complètement décryptés, les effets en sont réels. 

La théorie :

(L’Homme, cet animal bizarre qui se tient debout, parle, pense (pas toujours avant de parler), rit et pleure, possède un organe dont tout un chacun se vante : le cerveau.) 

Nous avons la capacité de parler, penser, ressentir des émotions, échafauder une stratégie. Mais aussi de respirer, assurer la circulation du sang, réguler notre température, digérer… 

Ces capacités, pour résumer à outrance, sont contrôlées par le cerveau.

Les unes conscientes. Les autres indépendantes de notre volonté. 

Un même organe, des structures différentes.

En effet, on trouve à l’intérieur du cerveau le cerveau limbique. De structure différente du cortex, il est commun à tous les mammifères. C’est ce système limbique qui gère les émotions, les réactions de survie.

Le cortex, quant à lui, prend en charge le langage, la pensée, le raisonnement. 

De ces deux modes de fonctionnement, différents par leur nature et par leur mise en place effective lors de l’évolution de l’espèce humaine, découlent de nombreux inconvénients. D’autant plus marquants lorsque l’un prend le pas sur l’autre. 

En effet, le rôle premier du cerveau limbique (ou cerveau spinal) est d’assurer notre survie. Primordial lorsque nos premiers aïeux devaient réagir dès la perception d’un bruit ou d’une odeur signifiant un bon repas pour l’un de leurs prédateurs ou l’arrivée soudaine de la tribu d’en face, qui ne venait pas forcément pour présenter ses amitiés vicinales.

Je ne saurai que vous recommander la lecture de « Pourquoi j’ai mangé mon père » de Roy LEWIS, si vous souhaitez passer de très bons moments de rire et de savoir sur les origines de notre espèce. Et pour ce qui nous concerne ici, l’ouvrage du docteur David SERVAN-SCHREIBER, «  GUERIR le stress, l’anxiété et la dépression sans médicaments ni psychanalyse » qui met particulièrement à la portée de tous ce que l’on peut connaître aujourd’hui des relations entre ces diverses fonctions. 

Il faut reconnaître que le cerveau animal nous rend encore de très grands services en nous faisant bondir hors de la chaussée à l’arrivée d’un bus à peine aperçu, tout en augmentant immédiatement notre rythme cardiaque. A-t’on analysé vitesse d’approche, rapport poids-puissance, calculé l’énergie dégagée à l’impact ?

Le cerveau émotionnel a alors « déconnecté » le cortex en charge de l’analyse de l’évènement (pour rappel : quel est donc déjà le numéro des pompiers ? J’ai oublié de fermer le tiroir de mon bureau. Que va dire la jolie infirmière quand elle verra que mes chaussettes ne sont pas assorties à ma cravate ?)

Mais, paradoxalement souvent, ces décalages et prépondérances créent des troubles importants dans la vie quotidienne, le bien être et même parfois la santé. 

L’utilité : 

Puisque le cerveau (limbique) agit aussi fortement sur le corps, sans passer par la parole (gérée par le cortex). Et que l’être humain, notamment dans nos sociétés, a mis l’accent sur le verbe et enfoui du mieux que possible ses émotions. (Un garçon ne doit pas pleurer… Une petite fille doit être gentille…).

Agir, ou du moins réapprendre l’équilibre entre nos deux cerveaux permet de tellement mieux vivre, tellement mieux ressentir, tellement mieux exister. 

Quelques effets :

Au cœur des émotions :

J’allais vous dire : « Justement, parlons du cœur »

Le cerveau limbique, entre autres missions, régule nos battements cardiaques. Chacun sait que lors d’un effort, devant une émotion, le cœur bat plus fort, plus vite…
Une étude anglaise révélait qu’un chagrin d’amour pouvait littéralement « briser le cœur ». Mais que les victimes d’accidents cardiaques causés par cette épreuve se remettaient plus vite et avec des séquelles bien différentes de celles issues d’accident physiologiques.

Mais qui parle de régularité dans les battements de notre cœur ?

J’entends par cela la faculté de notre muscle cardiaque à battre régulièrement, comme un moteur qui tourne bien rond.

Or, ayant perdu cette faculté à harmoniser au mieux nos sensations et nos émotions, qu’en est-il de notre rythme cardiaque ? Est-il toujours aussi régulier qu’à notre premier jour ? 

Le cœur étant le moteur de notre corps, imaginez-vous au volant d’une voiture dont le régime serait irrégulier. Imaginez les effets de ces à-coups sur la mécanique générale, les pneus, la consommation. Sans même parler de l’agrément du voyage. 

Vous aurez pu remarquer j’en suis sûr, que lors d’une émotion, après un effort, vous prenez quelques grandes inspirations pour ramener votre cœur à un rythme normal. Mais aussi dans l’attente d’un retour au calme. Souvent une main posée sur la poitrine.

Vous avez aussi pu constater qu’un petit enfant qui vient de se faire houspiller va pleurer. Et quelques minutes plus tard sera en mesure de repartir jouer tout naturellement. A moins qu’il ne se soit endormi dans vos bras. 

Que font aussi les sportifs de haut niveau, ou les pratiquants accomplis d’un art martial avant l’épreuve ?

De profondes respirations, un accès au calme, une montée en puissance. 

De ma propre expérience, issue de l’apprentissage auprès d’un maître vietnamien aujourd’hui disparu : la faculté de ramener le calme. Le stabiliser. Faire monter l’énergie (que les asiatiques nomment le qi). Pour parvenir à un état d’équilibre particulier et pourtant tellement naturel. Je le qualifierai d’animal. Et de cet équilibre, être en mesure lors de la prise de décision de repasser soit à l’état normal, soit d’agir en pleine possession de ses moyens.

Le plus fabuleux est que cet apprentissage est valable non seulement pour le sport, mais plus intéressant : dans la vie de tous les jours. 

Et la sophrologie ? 

Cette discipline a pour premier objectif de retrouver la conscience de son corps. Nous, sophrologues, appelons  cet exercice « redécouvrir son schémas corporel ».

J’en vois quelques uns sourire.

J’ai bien compris : vous connaissez et ressentez parfaitement votre corps. Depuis le temps qu’il est le vôtre.

Allez, hop. Je vous propose un exercice rigolo : 

La prochaine fois que vous vous brosserez les dents vous allez le faire avec la main qui ne vous est pas habituelle.

Ce n’est pas forcément facile. Mais le plus important : prenez le temps de laisser venir les sensations. Pression différente ? Vitesse ? Difficulté ? Aisance ? Ressenti dans le geste, dans la bouche. Contact ? Goût ? Douleur ? Durée du ressenti ? Persistance de ces ressentis ? 

N’hésitez pas à me faire part de vos remarques. C’est toujours très intéressant.

Et ce brossage n’est qu’un exercice de découverte. Le sophrologue cherche à vous faire prendre conscience au mieux de votre corps. 

Puis, l’esprit. En qualité de sophrologues, nous préférons employer le terme de « conscience ».  Les fameux et fabuleux états de conscience… 

C’est ici que l’ensemble prend son sens dans la mise en application et l’utilisation de l’harmonie. 

En redécouvrant son schéma corporel et en intégrant les outils rendant possible les interactions entre le physique et le cognitif, on peut dès lors agir sur ces éléments qui nous viennent du fond des âges ou qui peuvent provenir d’empreintes liées à des expériences marquantes ou des habitudes.

Il y a en effet une grande différence entre prendre de grandes respirations pour ramener son rythme cardiaque à un état de confort et refaire de son cœur un ami qui nous veut du bien. En battant régulièrement y compris pendant l’effort. 

C’est aussi par les exercices physiques liés aux relaxations dynamiques (encore un terme de sophrologue) et le travail sur le plan de la conscience que l’ont peut agir, si on le souhaite, sur l’énergie vitale, le qi cher aux arts martiaux internes, la médecine chinoise… Les adeptes asiatiques, pourtant maîtres dans cet art, sont souvent incapables de nous expliquer comment activer, utiliser, faire circuler cette énergie. Ils l’utilisent pourtant chaque jour. Et avec quel bénéfice ! Je suis toujours fasciné en tant qu’artiste martial des possibilités offertes.

Dans cet esprit, l’enseignement part de la Respiration.

Avez-vous remarqué comment un enfant respire ? Par l’abdomen.

En grandissant, le souffle se déplace vers la poitrine.

Puis, l’âge canonique venant, vers la gorge. 

Je vous propose un autre petit exercice, pour vous rendre compte de l’effet que peut avoir le placement du souffle sur notre corps. 

Installez-vous confortablement et décidez de prendre quelques instants pour vous.

Et détendez-vous. Peut être, desserrez les vêtements qui peuvent vous gêner.

Posez délicatement une main sur votre ventre et respirez tranquillement.

Laissez simplement votre ventre se décontracter et prenez conscience des mouvements de votre abdomen lorsque vous inspirez et expirez tranquillement.

Laissez ce mouvement aller en s’amplifiant, et ressentez sous votre main le mouvement. Tranquillement. Paisiblement.

Voilà, vous pouvez laisser monter en vous les sensations.

Puis, changez doucement de respiration en emplissant vos poumons. Et pendant quelques cycles d’inspiration et d’expiration libres, laissez venir à vous vos propres sensations.

Continuez à faire monter le souffle au niveau de la gorge, pendant quelques cycles. Juste pour prendre conscience des sensations différentes.

Puis, faite redescendre votre respiration dans votre thorax, respiration pulmonaire sur quelques cycles…

Et revenez tranquillement à une respiration abdominale, calme et profonde.

 
Quels ont été vos ressentis ? Quelle respiration vous a apporté le plus de calme, de paix ? Laquelle a été la moins agréable ?
Adoptez une belle et profonde respiration abdominale au moment du coucher et envoyez moi un mail demain, juste pour me dire si vous avez mieux dormi… Bien évidemment, les taquins qui  ont pris deux litres de caféine à dix neuf heures ou qui attendent leur belle-mère pour le week-end sont exclus de la compétition… 

En Asie, le maître demande aussi simplement que nous demandons de nous passer le sel, de « régler la pensée et la respiration ». Force de l’habitude ? Education différente dès le plus jeune âge ?
Toujours est-il qu’il n’est jamais trop tard pour apprendre et pratiquer ces quelques techniques qui permettent de s’étonner des progrès réalisés si vite. 

Encore un petit exercice rigolo ?

Bon, d’accord. C’est bien pour vous récompenser de m’avoir lu si loin.

Je vais vous demander de vous installer bien droit sur votre chaise. De prendre conscience du contact avec l’assise, le dossier de votre siège.

Et de fermer les yeux quelques instants avant de les rouvrir.

Et maintenant de vous concentrer sur votre langue. Quelle est sa position dans votre bouche ? Quelle est la pression qu’elle exerce. Quelle est la tension qui l’anime ? 

Et de relâcher tension et pression dans votre langue. Laissez la reposer tranquillement dans la cavité buccale. Et laissez venir à vous les sensations…

Avez-vous remarqué que la plupart du temps vous tenez cet organe dans l’état où vous en avez pris conscience ?

Prenez peut être conscience du calme et du léger bien être à prendre quelques instants à la décontracter. Et l’énergie que vous dépensiez pour peu de choses.

Des sensations dans votre cou, votre dos… Une fois que vous lui redonnez une position plus naturelle. 

Peu de choses à voir avec le qi me direz vous ? C’est vrai. Dans un premier temps...

Pourtant, quelle énergie consacrée à une tache inutile, fatigante et qui empêche une circulation de l’énergie optimale ! 

Par habitude, je peux vous affirmer que l’apprentissage de ces moyens reprend si vite sa place naturelle que très vite l’on peut s’étonner des changements qui interviennent. Et des effets positifs qui en découlent. Sans parler des capacités souvent insoupçonnées qui apparaissent. 

L’équilibre qui se met en place permet aux émotions de remplir leur vrai rôle, et au corps de retrouver l’harmonie. 

J’appelle cela une chasse au trésor. A laquelle je me fais déjà un plaisir de vous initier.

 

j.allaux@joallisa.com 

 




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Sophrologie et cohérence cardiaque

Séance d'une heure consacrée à la gestion du stress et des émotions.
Apprendre à utiliser les outils nécessaires et en visualiser les effets sur votre cohérence cardiaque grace à un logiciel spécifique. (biofeedback)